Just Play

SITUATION GÉOGRAPHIQUE ET INFORMATION GÉNÉRALES

Contexte

Le sport pour le développement est au centre de l’approche de la Confédération océanienne de football (OFC) visant à renforcer les communautés des Îles du Pacifique.

Alors que les cas d’obésité et de diabète augmentent, des études indiquent que seulement 29 % des enfants des Îles Cook, de Fidji, de Samoa, des Îles Salomon et de Tonga et Vanuatu suivent régulièrement des cours d’éducation physique[1], et que moins de 25 % des enfants de ces pays pratiquent 60 minutes ou plus de sport par jour[2]. Plus de 50 % des enfants préfèrent les sodas à l’eau, un choix qui contribue largement à la prise de poids. Plus de 27 % des enfants sont en surpoids ou obèses à l’âge de 13 ans déjà[3].

Les enfants en situation de handicap sont discriminés, exclus et, en général, mal acceptés tandis que les filles sont marginalisées et confrontées à des inégalités en matière d’éducation, de processus de prise de décision et d’accès aux prestations de santé.

Les données disponibles montrent que la pauvreté, la faim et le manque d’accès aux prestations constituent des défis majeurs pour les enfants des pays visés. Un enfant sur quatre vit en dessous du seuil de pauvreté[4]. Les enfants sont, de manière générale, exposés à un niveau élevé de violence à la maison et à l’école ; 50 % des enfants âgés de 13 à 15 ans mentionnent être harcelés à l’école[5], 26 % ont tenté de se suicider[6], 12 % indiquent ne pas avoir d’amis proches[7] et 80 % des enfants subissent directement des violences ou des maltraitances, sous une forme ou une autre[8].

Comme le taux d’alphabétisation est bas et qu’un tiers des jeunes âgés de 15 à 24 ans est analphabète, les opportunités d’emploi sont limitées et, par conséquent, le taux de chômage est élevé parmi les jeunes de la région du Pacifique[9].

Entre 2009 et 2017, le Pacifique a connu 44 catastrophes naturelles. Des cyclones tropicaux de catégorie 5 ont frappé Vanuatu et Fidji en 2015 et en 2016, affectant un million de personnes, dont 450 000 enfants. Fidji, les Îles Salomon, Tonga et Vanuatu ont subi 30 des 44 catastrophes naturelles survenues dans la région[10] et les enfants représentaient, en moyenne, entre un tiers et la moitié des victimes les plus sévèrement lésées[11].

En proposant des interventions structurées de sport pour le développement, UNICEF Pacifique cherche à réduire les risques liés aux maladies non transmissibles et à promouvoir la protection de l’enfance et l’égalité sociale et des genres. Ces actions ont été étendues à l’aide humanitaire, avec la réussite du Programme d’urgence Just Play.

En travaillant avec des partenaires clés tels que l’OFC, UNICEF Pacifique cherche à forger la confiance en soi des enfants et des jeunes et à offrir un accès à des activités sportives de qualité, à des plateformes éducatives, à des campagnes de sensibilisation et au dialogue public par une participation active.

[1] Organisation mondiale de la santé, Enquête mondiale réalisée en milieu scolaire sur la santé des enfants (Global School-Health Based Survey), fiche d’informations par pays pour les Îles Cook (2015), Fidji (2016), Samoa (2011), les Îles Salomon (2011), Tonga (2017) et Vanuatu (2011).

[2] Secrétariat de la Communauté du Pacifique et UNICEF Pacifique, The State of Pacific Youth : Opportunities and obstacles, Bluebird Printery, Fidji, 2011.

[3] Organisation mondiale de la santé, Enquête mondiale réalisée en milieu scolaire sur la santé des enfants (Global School-Health Based Survey), fiche d’informations par pays pour les Îles Cook (2011), Fidji (2010), Samoa (2011), les Îles Salomon (2011), Tonga (2010) et Vanuatu (2011).

5 UNICEF Pacifique, « Child Protection Programme Brief », UNICEF Pacifique, Suva, Fidji, 2014.

[5] Organisation mondiale de la santé, Enquête mondiale réalisée en milieu scolaire sur la santé des enfants (Global School-Health Based Survey), fiche d’informations par pays pour les Îles Cook (2011), Fidji (2010), Nauru (2011), Niue (2010), Samoa (2011), les Îles Salomon (2011), Tonga (2010), Tuvalu (2013) et Vanuatu (2011).

[6] Secrétariat de la Communauté du Pacifique et UNICEF Pacifique, The State of Pacific Youth : Opportunities and obstacles, Bluebird Printery, Fidji, 2011.

[7] Organisation mondiale de la santé, Enquête mondiale réalisée en milieu scolaire sur la santé des enfants (Global School-Health Based Survey), fiche d’informations par pays pour les Îles Cook (2011), Fidji (2010), Samoa (2011), les Îles Salomon (2011), Tonga (2010) et Vanuatu (2011).

[8] UNICEF Pacifique, « Child Protection Programme Brief », UNICEF Pacifique, Suva, Fidji, 2014.

[9] UNICEF, « Child-Centred Risk Assessment : Regional Synthesis of UNICEF Assessments in Asia », UNICEF, Népal, 2014.

[10] UNICEF Pacifique, WASH Programme Data, UNICEF, Suva, Fidji, 2014.

[11] UNICEF, « Child-Centred Risk Assessment : Regional Synthesis of UNICEF Assessments in Asia », UNICEF, Népal, 2014.

Contenu du Projet

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Image: OFC - Just Play

Just Play est un programme d’engagement communautaire de sport pour le développement développé par l’OFC pour améliorer la vie des enfants et des adolescents âgés de 6 à 16 ans grâce au football.

Ce programme intègre les enfants dans une série de sessions interactives abordant des messages sociaux en lien avec les quatre piliers du programme : santé et bien-être, égalité des genres, inclusion sociale et protection de l’enfance. Grâce à une participation active, Just Play aide les enfants à adopter un mode de vie sain et à croire en leurs capacités, encourage l’égalité des genres, promeut l’inclusion sociale et souligne le caractère universel du sport.

Le programme cherche à réduire les risques liés aux problèmes sociaux endémiques, et à la vulnérabilité qu’ils entraînent, tels que la fréquence de la violence envers les femmes et les enfants, l’inégalité entre les genres et l’exclusion sociale en intégrant des messages sociaux dans les sessions, sur l’importance de signaler les cas de harcèlement et d’autres types de violence, par exemple. Ce faisant, le programme insiste sur l’importance d’exercer régulièrement une activité physique et sur son impact sur des problèmes tels que le harcèlement, la violence et l’exclusion sociale, dans le but de permettre un changement social et de comportement positif.

Just Play favorise aussi le développement de compétences essentielles applicables sur le terrain et en dehors, comme l’acceptation des règles, l’esprit d’équipe, le respect, la prise de décision et le fair-play.

Le programme de 16 semaines en milieu scolaire est mis en place dans les écoles primaires pendant les heures de cours en collaboration avec les professeurs, alors que le programme communautaire dure 48 semaines et est proposé en dehors de l’école, avec le soutien des parties prenantes de la communauté.

Le programme d’urgence Just Play constitue à présent une aide d’urgence à grande échelle qui utilise le football pour délivrer des messages vitaux sur la salubrité de l’eau, la sécurité personnelle et la manière de se préparer au mieux.

Just Play soutient la planification d’activités en travaillant avec les parties prenantes locales dans les zones les plus exposées aux catastrophes naturelles.

En mettant l’accent sur la vulnérabilité, le programme exploite les aides existantes pour apporter son soutien à la suite de catastrophes naturelles et insiste sur le rétablissement émotionnel des enfants dans une situation d’urgence.

 

Objectifs

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Image: OFC - Just Play

Just Play fonctionne grâce au soutien d’entraîneurs formés et à des packs d’équipement contenant des ballons, des cônes, des dossards, des manuels d’activités et d’autres outils permettant aux enfants d’apprendre des habitudes de vie saines et des aptitudes sociales dans les domaines suivants :

  • santé et bien-être, en réduisant les facteurs de risque liés aux maladies non transmissibles (MNT) grâce à des décisions et des choix de vie plus sains ;
  • égalité des genres, en changeant la perception vis-à-vis des femmes et des filles et en créant des moyens de les responsabiliser pour qu’elles accomplissent leurs droits ;
  • inclusion sociale, en modifiant la perception vis-à-vis des personnes désavantagées en raison de leur identité ou de leurs aptitudes et en instaurant une égalité d’opportunités pour les inclure totalement dans la société ;
  • protection de l’enfance, en améliorant la compréhension des problèmes liés à la protection de l’enfance et en proposant des environnements sûrs et protégés, y compris dans le contexte sportif, à travers des campagnes de sensibilisation ciblées telles que #ENDViolence et REDcard ;
  • éducation, en favorisant le développement de compétences essentielles applicables sur le terrain et en dehors : accepter les règles, prendre des décisions, avoir l’esprit d’équipe, surmonter les obstacles, montrer du respect et faire preuve de fair-play ;
  • eau, sanitaires et hygiène (water, sanitation and hygiene, WASH), en soutenant le développement d’habitudes et de pratiques « WASH » positives dans les écoles et les communautés ainsi qu’en situation d’urgence ;
  • urgence, en renforçant l’autonomie et en accompagnant le rétablissement émotionnel des enfants et des adolescents à la suite de catastrophes naturelles et de conflits.

Just Play soutient le perfectionnement des enseignants et des bénévoles communautaires afin d’offrir un programme d’activités qui favorise le renforcement des capacités ainsi que l’appropriation et la responsabilité d’un changement social par le biais d’une approche communautaire et centrée sur les enfants.

    • 284 929 : le nombre d’enfants et d’adolescents qui ont participé au programme Just Play dans la région du Pacifique depuis 2009 ;
    • 5102 : le nombre d’enseignants et de bénévoles communautaires entraînés pour pouvoir offrir le programme Just Play dans la région du Pacifique depuis 2009 ;
    • 17 083 : le nombre d’enfants et d’adolescents qui ont participé aux festivals du programme d’urgence Just Play à la suite de catastrophes naturelles dans la région du Pacifique.

Résultats Attendus

Just Play a un impact positif sur les enfants et les adolescents grâce à un programme basé sur le sport, qui les aide à développer les compétences essentielles nécessaires pour faire des choix de vie sains, cohérents et à long terme ; la santé et le bien-être, l’égalité des genres, l’inclusion sociale et la protection de l’enfance sont au centre de cette approche, même après des situations d’urgence.

À la suite du programme :

  • 81 % des enfants choisissent de boire de l’eau plutôt que du soda
  • 72 % des garçons disent apprécier de jouer au football avec des filles
  • 85 % des enfants indiquent qu’ils reconnaissent et valorisent les différences
  • 59 % des enfants rapportent se sentir en sécurité après une catastrophe naturelle

Nos partenaires

Malawian Youth Kicks Back

Situation géographique et informations générales

Ongoing
Emplacement Malawi
Date de début 01/01/2019
Date de fin -
Coût du projet 240,000€
Investissement de la Fondation 54,886€
Identifiant du projet AFR-2018652
Partenaires SIMAVI

Contexte

Le soutien apporté par la Fondation UEFA pour l’enfance contribuera à développer la dimension sportive du projet, qui a pour but de lutter contre les stéréotypes de genre selon lesquels les femmes seraient inférieures aux hommes au Malawi. La conséquence est que les filles et les jeunes femmes sont fréquemment la cible de violences sexuelles et sexistes.

Contenu du projet

Le Centre d’alternatives pour femmes et enfants victimes d’abus (Centre for Alternatives for Victimised Women and Children, CAVWOC) organise des activités sportives, notamment autour du football et du karaté, pour rassembler des garçons et des filles vulnérables dans un cadre promouvant une meilleure égalité.

Le but est que les enfants apprennent le respect mutuel, développent leur estime d’eux-mêmes et entament un processus de résilience. La combinaison de l’entraînement sportif et des informations sur les droits en matière de santé sexuelle et reproductive aidera les garçons et les filles à se protéger.

Si les filles jouent au football avec les garçons, la masculinité associée au football disparaîtra. Ce changement renforcera considérablement leur estime d’eux-mêmes et constituera une étape vers la remise en question des stéréotypes de genre. Le sport aidera les filles à collaborer en équipe et à développer leurs compétences de fixation d’objectifs. Travailler avec des entraîneurs, des formateurs et des coéquipiers pour gagner des matches et atteindre des objectifs constitue un très bon entraînement pour réussir plus tard dans la vie. Le sport leur permet également de mieux accepter la défaite et d’en sortir plus fortes. Jouer en équipe les aide en outre à collaborer avec les autres et à résoudre les problèmes, que ce soit sur le terrain ou dans leur vie personnelle.

Le CAVWOC mettra en place douze équipes de football constituées de filles et organisera un tournoi de football auquel seront conviées des joueuses de l’équipe nationale. Cette expérience renforcera chez les filles un sentiment de puissance.

Le centre a mené un projet pilote visant à enseigner aux filles le karaté : celui-ci a augmenté leur estime d’elles-mêmes et leur confiance en elles, et même les garçons se montrent maintenant plus compréhensifs et traitent les filles sur un pied d’égalité. De plus, l’entraînement de karaté les aide à se défendre.

Outre les activités sportives, garçons et filles participeront à une campagne d’information sur les droits en matière de santé sexuelle et reproductive. Notre objectif est de réduire les inégalités et le déséquilibre dans les rapports de force entre les garçons et les filles. Et nous pensons que si les hommes et les garçons font partie du problème d’inégalité des sexes, ils font aussi partie de la solution. Ce projet est une manière d’accroître la solidarité avec les filles. Des champions masculins peuvent influencer leurs pairs sur la manière dont les garçons et les hommes peuvent soutenir les filles.

Bénéficiaires :

  • 1000 jeunes vulnérables âgés de 16 à 18 ans vivant dans des zones rurales.
  • Plus de 76 % sont des filles.
  • Environ 5 % sont en situation de handicap.
  • 5 % sont orphelins.
  • 25 % vivent dans un contexte social difficile.

Objectifs

L’objectif général est de réduire le nombre de femmes et d’enfants victimes de violations de leurs droits au Malawi. Le projet apporte des infrastructures et un soutien pour permettre aux communautés de reconnaître et de respecter les lois qui protègent les femmes et les enfants et leur permettent de vivre sainement et de subvenir à leurs besoins.

Une société dans laquelle les femmes et les enfants se sentent en sécurité et protégés des violences sexistes et sont plus forts économiquement.

Activités du projet

  • Former 30 garçons et filles à la santé et aux droits sexuels ainsi qu’à l’approche transformative de la question du genre.
  • Soutien au football des filles.
  • Sensibiliser à l’égalité des genres et au problème des grossesses précoces.
  • Enseigner le karaté aux filles.
  • Former les filles au leadership.
  • Inviter des stars internationales féminines du ballon rond.

Résultats attendus

  • 15 filles et 15 garçons formés à la santé et aux droits sexuels ainsi qu’à l’approche transformative de la question du genre.
  • 8000 jeunes sensibilisés à l’égalité des genres et au problème des grossesses précoces.
  • 12 équipes de football féminines constituées.
  • 30 filles ayant suivi des cours de karaté.
  • 30 filles formées à des compétences en matière de leadership.
  • Campagne nationale sur l’autonomisation des femmes avec le soutien de footballeuses internationales.

Partenaire

Football for Change : projet de sensibilisation

Situation géographique et informations générales

Ongoing
Emplacement Cambodia
Date de début 15/01/2019
Date de fin -
Coût du projet 21,930€
Investissement de la Fondation 21,480€
Identifiant du projet ASI-2018798
Partenaires Indochina Starfish Foundation (ISF)

Contexte

Alors que le Cambodge se remet peu à peu des effets dévastateurs du régime Khmer rouge, la corruption et l’inégalité règnent et l’extrême pauvreté affecte toujours les jeunes. Ces derniers représentent 60 % de la population et subissent de fortes pressions pour trouver du travail, ce qui se traduit par un taux d’abandon scolaire élevé, surtout dans les régions rurales. Les enfants travaillent dès l’âge de cinq ans pour aider financièrement leur famille et sont souvent retirés de l’école pour contribuer au revenu familial. La pauvreté dans laquelle ils vivent les prive de scolarité, mais aussi de leur enfance et de leur droit de jouer.

À travers tout le pays, en particulier dans les régions rurales, 19 % des filles sont mariées avant leur 18e anniversaire. Les chances de pratiquer un sport sont très restreintes pour les filles, et la plupart d’entre elles sont exclues des activités sportives et de la socialisation qui les accompagne. Ainsi, les enfants et les jeunes défavorisés et marginalisés ne profitent pas des interactions avec leurs camarades et des compétences de vie essentielles acquises non pas en classe, mais à travers le sport, le jeu et la socialisation.

Contenu du projet

Ce programme vise directement 500 enfants défavorisés et 200 jeunes et adultes vivant dans des communautés où la pauvreté, l’exclusion sociale et le manque d’opportunités mènent souvent à des mauvais comportements. Il offre aux enfants des possibilités de profiter de leurs droits de jouer et d’aller à l’école, encourageant ainsi des choix de vie sains, l’égalité et la diversité.

 

Objectifs

  • Pour l’Indochina Starfish Foundation (ISF), chaque enfant a le droit d’aller à l’école, d’être soigné et de jouer. Son projet a donc pour buts :
    • d’offrir aux enfants, y compris aux filles, un accès au sport et au jeu ;
    • d’améliorer la santé et le bien-être des enfants ;
    • d’offrir aux enfants un espace sûr dans lequel exposer les problèmes sociaux tels que les droits des enfants et la maltraitance à l’égard des enfants, l’égalité des genres et l’inclusion des personnes en situation de handicap, le VIH, l’alcool et la drogue ainsi que les jeux d’argent ;
    • de développer la confiance en soi des enfants, le leadership, l’esprit d’équipe, la résolution de problèmes et la résilience ;
    • de valoriser les filles et les femmes et de changer les perceptions répandues grâce au sport ;
    • d’encourager les jeunes, surtout les filles, à rester à l’école.

Activités du projet

Le projet pilote de sensibilisation a pour objectif de donner aux entraîneurs des régions rurales les moyens d’offrir un accès au sport et à l’éducation aux enfants défavorisés du Cambodge. L’ISF planifie trois cours de développement pour entraîneurs en 2019.

Deux cents entraîneurs et futurs entraîneurs issus d’écoles, d’organisations communautaires et d’ONG de tout le pays participeront à cinq journées intensives d’entraînement ciblant un impact social par le football. Cet entraînement, développé en partenariat avec Coaches Across Continents (CAC), formera les participants à créer un impact social par le football, en proposant des activités et des jeux amusants et en intéressant les enfants aux problèmes sociaux de la réalité locale tels que l’égalité des genres, le handicap et l’inclusion sociale, la consommation de drogue et d’alcool, les jeux d’argent, l’éducation et la santé.

Les participants seront formés pour offrir un programme ISF/CAC d’impact social sur mesure d’une durée de douze mois, tout en développant les aptitudes des enfants pour le football, la confiance en soi, le leadership, l’esprit d’équipe et la capacité de prendre des décisions dans un environnement sûr et décontracté.

Résultats attendus

Dans le cadre du projet pilote, vingt entraîneurs soutenus par l’ISF mèneront 480 sessions de sensibilisation à l’intention d’environ 500 enfants socialement défavorisés, et trois cours de développement pour entraîneurs axés sur l’impact social par le football seront organisés. En plus des 700 bénéficiaires directs du projet, l’objectif est de toucher indirectement quelque 3000 personnes.

Partenaire

Everton in your Community

Situation géographique et informations générales

Ongoing
Emplacement The Netherlands
Date de début 01/05/2019
Date de fin 30/04/2020
Coût du projet 100,000€
Investissement de la Fondation 50,000€
Identifiant du projet EUR - 2018167
Partenaires Everton in the Community, Edge Hill University

Contexte

Le suicide est un problème de santé publique dans le monde entier : chaque année, il est la cause d’environ 800 000 décès. En 2017, 5821 décès par suicide ont été enregistrés au Royaume-Uni, les trois quarts des victimes étaient des hommes (Institut national de statistique, 2017). C’est également la première cause de mortalité chez les jeunes de moins de 20 ans. Or on sait aujourd’hui que 50 % des maladies mentales qui touchent l’adulte peuvent être diagnostiquées avant 14 ans et 75 % avant 18 ans. Ces chiffres montrent l’importance de la prévention et d’une intervention précoce.

Ce projet a pour priorité d’aider les enfants et les jeunes adultes chez qui une maladie mentale a été détectée – ou qui présentent un risque d’en développer une – grâce à l’activité physique, à l’éducation et au sport.

Contenu du projet

Everton in the Community réalise des projets communautaires couronnés de succès depuis trente ans. En partenariat avec l’Université Edge Hill, l’organisation a développé ces six dernières années un large éventail de projets conjointement conçus, exécutés et rigoureusement évalués. Dans le but de reproduire cette réussite dans d’autres communautés, Everton in the Community et l’Université Edge Hill fourniront un service d’assistance à une organisation en expansion poursuivant des objectifs similaires.

Elles la guideront pendant une période de croissance, notamment dans le développement de ses infrastructures, afin qu’elle devienne viable et qu’elle soit à même de proposer des projets communautaires efficaces axés sur la santé et les maladies mentales chez les enfants et les adolescents. L’activité physique et le sport seront les éléments clés de cette initiative, en plus de l’évaluation du projet.

Ce dernier contribuera à lutter contre la stigmatisation associée à la maladie mentale et à accroître la sensibilisation au suicide.

Objectifs

  • Utiliser le pouvoir du sport pour motiver, informer et inspirer les jeunes.
  • Aider ceux qui rencontrent les plus grands problèmes, y compris les jeunes les plus difficiles à atteindre et à aider.
  • Offrir aux jeunes des possibilités de changer leur vie, leur offrir un nouveau départ et leur proposer un cadre pour grandir, se développer et s’investir au sein de la communauté.

Activités du projet

Everton in the Community se rendra auprès de l’organisation pour apporter ce service et invitera le personnel de cette dernière dans les locaux d’Everton in the Community, en Angleterre.

Sur une période de douze mois, l’organisation bénéficiera d’un soutien dans différentes activités de renforcement des capacités et de développement professionnel ainsi que d’une formation en planification de projet.

Cette assistance sera assurée par Everton in the Community en partenariat avec l’Université Edge Hill, qui dispose de six ans d’expérience dans l’application de ce modèle. Michael Salla, directeur, et Andy Smith, professeur, dirigeront le projet depuis leur organisation respective.

Résultats attendus

  • Le projet bénéficiera à plus de 300 jeunes.
  • Deux conférences sur le développement des capacités et l’échanges de connaissances seront organisées, en présence de plus de 50 délégués.
  • Un modèle de réalisation sera produit afin de transmettre les meilleures pratiques faisant appel au sport, à l’activité physique et à l’éducation pour aborder les questions de santé et de maladies mentales chez les enfants et les adolescents.

Partenaire

Centre sportif Play for Change

Situation géographique et informations générales

Ongoing
Emplacement Naples, Italy
Date de début 01/01/2019
Date de fin 31/07/2020
Coût du projet 123,050€
Investissement de la Fondation 123,050€
Identifiant du projet EUR-2018735
Partenaires Play for Change

Contexte

 

Naples affiche le plus fort taux d’inégalités sociales en Italie. C’est aussi une ville où les valeurs sportives sont un mode de vie. La création à Naples d’un centre sportif destiné aux enfants défavorisés et en situation de handicap a pour but de les aider à se développer tout en créant de nouvelles perspectives d’avenir.

Une salle de gym sera rénovée à cette fin dans le quartier de La Sanità, qui enregistre un taux important de crime organisé, d’exclusion sociale et de chômage. Le quartier de La Sanità est mal desservi par les transports publics, ce qui contribue à son isolement. Il manque aussi de structures éducatives, comptant seulement une école primaire et une école secondaire. Ce dernier établissement affiche des taux d’abandon et d’échec scolaires de 50 % et de 74 % pour les deux premières années de secondaire (scolarité obligatoire). Le quartier se caractérise également par la présence de nombreux groupes ethniques, dont les Roms constituent la plus grande communauté. Pour toutes ces raisons, le projet développé par Play for Change a pour but de réinsérer les jeunes vivant dans ce contexte social difficile grâce à une démarche d’inclusion, en les faisant participer à des activités sportives. Le nom du projet en napolitain est « Juca pe cagna » (Play for Change, jouer).

Contenu du projet

En tant que catalyseur d’un changement culturel, le sport permettra d’inculquer les valeurs de la discipline, du travail d’équipe, du fair-play et de l’engagement aux enfants et aux adolescents malgré leur situation actuelle. Il les aidera, à long terme, à trouver la motivation pour induire un développement réel et durable au sein de la communauté. Le but est de réduire les taux d’abandon et d’échec scolaires ainsi que de motiver les jeunes à avoir des projets de carrière et à ne pas se faire entraîner dans des organisations criminelles. Les familles et les membres de la communauté encourageront les changements positifs.

Objectifs

  • Rénover la salle de gym dans le quartier de La Sanità pour la transformer en centre sportif Play for Change.
  • Proposer des activités de prévention contre toutes les formes de mal-être généralisé chez les jeunes.
  • Promouvoir un style de vie sain.
  • Transmettre des compétences de vie telles que le vivre ensemble et investir dans le développement culturel et la formation des jeunes.
  • Intégrer les jeunes dans la société, les aider à acquérir des compétences à faire valoir sur le marché de l’emploi et à développer leurs aptitudes et leurs capacités réelles.
  • Créer une plateforme pour des activités adaptées aux besoins de la communauté, en particulier aux jeunes.

La Locomotiva Onlus, partenaire de projet, intervient dans la région de Naples depuis mars 2000 et propose différentes activités d’éducation et de formation dans les domaines de la citoyenneté active, de l’inclusion sociale et professionnelle, de la protection de l’environnement, du vivre ensemble dans la paix et la non-violence, en mettant l’accent sur le développement communautaire.

Activités du projet

Le projet se déroulera sur 18 mois.

Les neuf premiers mois seront consacrés à la rénovation du centre sportif, à l’évaluation des risques et des bénéficiaires ainsi qu’aux rencontres avec les parties prenantes locales.

La seconde étape mettra l’accent sur les aspects suivants :

  1. Organisation d’ateliers consacrés à l’entraînement sportif, au leadership et aux compétences de vie.
  2. Activités sociales, sportives, pédagogiques et d’intégration pour les mineurs.
  3. Activités d’inclusion et d’intégration et soutien pour les adultes et les familles.
  4. Activités sociales, pédagogiques et d’intégration pour les personnes en situation de handicap.
  5. Activités et événements culturels pour promouvoir le développement local.
  6. Activités de formation pour les jeunes.
  7. Activités visant à promouvoir un réseau de politiques sociales et à développer une communauté éducative.

Le projet est soutenu par des communautés, des institutions et des partenaires sportifs locaux afin que la pérennité du projet soit garantie d’un point de vue économique et social.

Résultats attendus

Bénéficiaires directs :

Entre 100 et 300 enfants âgés de 3 à 14 ans : 10 % de migrants ou réfugiés, 50 % issus de milieux défavorisés, 30 % en situation de handicap, et 10 % autres.

  • Bénéficiaires vivant dans des conditions extrêmement difficiles et familles touchées par différents problèmes : addiction à la drogue, alcoolisme ou incarcération, délinquance juvénile, abus sexuels, grossesses précoces et parents adolescents, mauvaise alimentation, accès limité aux informations sur les compétences de vie ou absence d’accès coordonné au sport.
  • Bénéficiaires ayant un déficit visuel ou auditif (aveugles et sourds) et des formes d’autisme.

Bénéficiaires indirects :

Quatre écoles, deux églises, six associations du secteur tertiaire, 300 familles, quatre centres sportifs, trois entités institutionnelles et 500 membres de la communauté.

 

Partenaire

Goal Plus

Situation géographique et informations générales

Ongoing
Emplacement Switzerland
Date de début 01/12/2016
Date de fin 31/01/2020
Coût du projet 200,000€
Investissement de la Fondation 160,000€
Identifiant du projet EUR–2018103
Partenaires PluSport, Axpo

Contexte

PluSport est l’organisation faîtière et le centre de compétences handisport suisse. La Fondation UEFA pour l'enfance soutient depuis 2016 le projet Goal Plus, lié à la section football de PluSport. L’objectif du projet est d’utiliser le football et l’enthousiasme que suscite ce dernier pour permettre aux enfants et aux adolescents en situation de handicap, y compris ceux en fauteuil roulant, de pratiquer ce sport. Pour ces jeunes, la pratique du football ouvre de nouvelles portes : liens sociaux, activités de loisirs, amitiés, intégration scolaire et professionnelle, et acceptation au sein de la société.

En 2017, le soutien de la Fondation a contribué au développement du projet PlayFootball (Joue au football), qui permet d’intégrer davantage d’équipes d’enfants en situation de handicap, ainsi qu’à celui du projet From Football to Rafroball (Du football au rafroball). Le rafroball est un sport qui regroupe des joueurs en fauteuil roulant et des joueurs valides.

En 2018, PluSport s’est fixé pour objectif de développer et d’élargir le handifoot afin de favoriser l’intégration et d’assurer la relève. Ce domaine est en constante évolution. Outre les tournois planifiés, de nouvelles offres et opportunités destinées aux enfants et aux adolescents en situation de handicap se sont concrétisées dans le domaine du football.

PluSport travaille dans le respect de la Charte d’éthique du sport de Swiss Olympic et reconnaît la Convention relative aux droits des personnes handicapées.

Contenu du projet

Le soutien de la Fondation pour la troisième année consécutive va permettre de renforcer le projet footballistique de PluSport et de contribuer au développement du projet dans deux nouveaux domaines.

  1. Football pour aveugles et malvoyants : PluSport a décidé de soutenir également le football pour aveugles et malvoyants et de promouvoir ce mouvement. Depuis des années, le football pour aveugles et malvoyants est une discipline qui connaît une grande popularité aux Jeux paralympiques d'été. Malheureusement, la Suisse n’y participe pas. Notre objectif est donc qu’une équipe helvétique participe aux Jeux paralympiques. Ce programme permettra à de nombreux jeunes aveugles et malvoyants de pratiquer le football malgré leurs déficiences visuelles.
  2. Football pour les filles : jusqu'à aujourd’hui, le handifoot était principalement composé de garçons. En raison du succès et de la visibilité de ce projet, l'intérêt des filles augmente. PluSport suit cette tendance, et nous souhaitons favoriser la croissance de cet intérêt. Pour ce faire, il est nécessaire de travailler de plus en plus avec des spécialistes, des formateurs et des superviseurs de sexe féminin.

Groupes cibles :

  • enfants et adolescents en situation de handicap ou sans handicap à travers le pays ;
  • les filles, dans le cadre du football féminin ; et
  • les enfants et adolescents aveugles ou malvoyants, dans le cadre du football pour aveugles et malvoyants.

Objectifs

  • Les objectifs fixés pourraient être réalisés au cours de cette année.
    • Continuer de faciliter l’accès des enfants et des adolescents en situation de handicap aux jeux de ballon.
    • Constituer de nouveaux équipes de sports de ballon pour enfants et adolescents.
    • Promouvoir et développer le handisport.
    • Établir de nouveaux partenariats dans le cadre du projet.
    • En collaborant avec toutes les associations liées au football, faire en sorte que les clubs de football s’ouvrent au handifoot et promeuvent l’inclusion.
    • Voir une équipe suisse de football pour aveugles et malvoyants participer aux Jeux paralympiques.

Activités du projet

  • Intégration des enfants et des adolescents, seuls ou en groupes, dans les clubs PluSport.
  • Création et accompagnement de nouveaux clubs de football PluSport dans toute la Suisse.
  • Séances d’entraînement régulières (une fois par semaine) suivies et encadrées par PluSport.
  • Des tournois sont organisés ((cinq ou six tournois par année). L’objectif est d’ajouter deux ou trois tournois par an dans les différentes régions de Suisse.
  • Après-midi de rencontres placés sous le signe du football et organisés aves des élèves en situation de handicap ou sans handicap (écoles, écoles professionnelles, associations institutionnelles).
  • Des séances d’entraînement pour les filles sont organisées dans les différentes régions.
  • Des spécialistes sont formés et déployés pour promouvoir le football pour aveugles et malvoyants dans toute la Suisse et entraîner les joueurs.
  • Organisation de camps de football pour les enfants et adolescents.
  • Acquisition de matériel pour les entraînements et les tournois.

Résultats attendus

  • Les équipes de football PluSport sont plus nombreuses, notamment des équipes de filles et des équipes d’enfants et d’adolescents aveugles ou malvoyants.
  • Le football handicap est mis en avant par le biais de rencontres et de tournois organisés avec des élèves en situation de handicap et sans handicap.
  • Deux ou trois nouveaux tournois complètent l’offre existante.
  • Les filles sont plus nombreuses dans le handifoot.
  • De nouveaux camps de football sont organisés à l’intention des enfants et des adolescents en situation de handicap.
  • Des entraîneurs spécialisés sont formés pour organiser les entraînements de football pour aveugles et malvoyants.
  • Une équipe suisse de football pour aveugles et malvoyants est créée.

Partenaire

Come On, Let’s Play! (Allez, jouons !)

Situation géographique et informations générales

Ongoing
Emplacement Ukraine
Date de début 15/04/2019
Date de fin 30/04/2020
Coût du projet 84,036€
Investissement de la Fondation 58,400€
Identifiant du projet EUR-2018297
Partenaires Shakhtar Social

Contexte

Le FC Shakhtar Donetsk était basé dans la ville de Donetsk jusqu’à 2014. En raison du conflit militaire dans l’est de l’Ukraine, le club a été transféré à Kiev. Certains habitants de Donetsk ont également été contraints de partir. Selon les données du gouvernement, plus de 1,6 million de personnes ont fui la zone de conflits et huit villes proches de Donetsk, Krasnohorivka, Marinka, Kurakhove, Avdiivka, Shchastya, Popasna, Toretsk et Volnovakha. Des enfants originaires de cette région ont subi des blessures en conséquence directe du conflit armé.

Contenu du projet

« Come On, Let’s Play! » est un projet de football de base qui a pour but d’aider les enfants migrants originaires de la zone de guerre dans l’est de l’Ukraine et les enfants défavorisés et en situation de handicap qui vivent près du front. Le football est une manière de transmettre à ces enfants des valeurs telles que le respect, l’intégration, la responsabilité, le divertissement, l’exercice physique, le soutien psychologique et le développement personnel. Le programme comprend des séances d’entraînement de football régulières pour les joueurs juniors et les enfants en situation de handicap, des compétitions et un tournoi de clôture. La possibilité de rencontrer des footballeurs de la première équipe du FC Shakhtar et de jouer avec eux constitue pour ces enfants une motivation supplémentaire.

 

Objectifs

En étroite collaboration avec des partenaires locaux et un partenaire international, EFDN, le projet de football de base « Come On, Let’s Play! » a pour objectif d’améliorer l’accès au football pour les enfants vivant à proximité du front, les réfugiés et les enfants socialement défavorisés.

Il vise à promouvoir l’inclusion sociale, à améliorer la qualité de vie des enfants, à favoriser les apprentissages et les activités extrascolaires et à réduire les pressions liées à la vie dans une région en crise. Les principaux bénéficiaires sont des enfants âgés de 7 à 12 ans, y compris des enfants en situation de handicap. Le projet a pour but d’attirer 620 participants.

Activités du projet

La première activité est un programme de football de base « Come On, Let’s Play! » destiné aux enfants âgés de 7 à 12 ans, qui a pour but d’améliorer l’inclusion sociale des enfants vivant près du front.

Ce programme sur 12 mois comportera les éléments suivants :

  • Sessions de football gratuites organisées trois fois par semaine par l’entraîneur principal et deux bénévoles.
  • L’entraîneur principal et les bénévoles entraînent 60 enfants par terrain de jeu (sauf à Toretsk : 80 participants) dans deux groupes d’âge (M10 et M12) ; au moins 10 % des participants sont des filles.
  • Quatre groupes d’enfants en situation de handicap seront entraînés sur quatre sites, soit 40 enfants au total.
  • Ces enfants bénéficieront d’un programme adapté et les équipements nécessaires leur seront fournis.
  • Pendant la mise en œuvre du projet, les joueurs de la première équipe du FC Shakhtar se rendront sur chacun des sites du projet pour jouer un match avec les enfants.
  • La session de football du samedi inclura des matches entre les différents groupes d’âge.
  • Tous les équipements nécessaires seront mis à la disposition des enfants : kits d’entraînement, ballons, disques plats, dossards, sifflet, filets de football, kits de premier secours, pompes, bombes de froid et échelles de coordination.

La deuxième activité est la compétition « Come On, Let’s Play! » (sur une journée). Deux fois par an, une compétition « Come On, Let’s Play! » sera organisée sur chaque terrain de jeu, en automne 2019 et au printemps 2020. Ces compétitions ont pour but de procurer encore davantage d’amusement aux enfants, de leur permettre de rencontrer d’autres enfants vivant près du front et de promouvoir un style de vie sain. Les participants à la compétition sont organisés en équipes de M10 et de M12. Au total, 480 participants sont attendus, dont 10 % de filles au minimum.

La troisième activité est le tournoi de clôture « Come On, Let’s Play! » à Volnovakha (sur deux jours). Ce tournoi vise à réunir tous les participants des sites près du front et à promouvoir l’inclusion sociale. Il se tiendra à Volnovakha en avril 2020 et accueillera quatre équipes de M10 et quatre équipes de M12 des huit villes proches du front. Les participants, âgés de 7 à 12 ans, seront 80 au total et chaque équipe comptera au moins une fille. L’encadrement sera assuré par 30 adultes (entraîneurs et parents). Chaque ville ne pourra présenter qu’une seule équipe de dix participants, dans l’une des deux catégories d’âge (M10 ou M12). L’hébergement, la nourriture et les boissons seront fournis aux participants.

Résultats attendus

  • Au total, 620 enfants âgés de 7 à 12 ans devraient bénéficier du programme « Come On, Let’s Play! ».
  • Des sessions de football régulières auront lieu trois fois par semaine dans deux catégories d’âge (M10 et M12).
  • Deux tournois locaux seront organisés, en automne 2019 et au printemps 2020, pour 480 participants.
  • Un tournoi de clôture se tiendra à Volnovakha en avril 2020, auquel participera une équipe de chaque ville.

Partenaire

Scoring for Health

Situation géographique et informations générales

Ongoing
Emplacement Belgium/Israel/Netherlands/Poland/UK/Ukraine
Date de début 01/12/2018
Date de fin 01/06/2021
Coût du projet 221,796€
Investissement de la Fondation 210,000€
Identifiant du projet EUR-2018706
Partenaires European Football for Development Network (EFDN)

Contexte

Malgré nombre d’activités variées organisées à l’échelle européenne pour lutter contre l’augmentation de l’obésité, la part de la population en surpoids ou obèse reste à un niveau préoccupant. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), il est crucial d'agir dans ce domaine, en particulier auprès des enfants âgés de 5 à 17 ans. En cause : des habitudes alimentaires malsaines au sein de la population européenne dans son ensemble. En Europe, les enfants mangent de façon déséquilibrée : ils consomment trop d’acides gras saturés, d’acides gras trans, de sucre et de sel (en raison de la consommation croissante de boissons sucrées et d’aliments industriels ultra-transformés et riches en énergie) et de moins en moins de légumes, de fruits et de céréales complètes.

L’obésité est un problème particulièrement sérieux chez les enfants et les adolescents. Au-delà des conséquences immédiates sur la santé, le bien-être et la vie sociale de l'enfant ou de l’adolescent, il faut considérer les répercussions plus profondes qu’elle engendre. Des recherches scientifiques solides montrent que les enfants et les adolescents obèses sont bien plus susceptibles d’avoir un mode de vie malsain et de souffrir de troubles de l’alimentation à l’âge adulte et tout au long de leur vie, ce qui entraîne des coûts importants, que ce soit pour les personnes concernées ou pour la société en général.

Contenu du projet

Scoring for Health (Marquer pour la santé) est un projet collaboratif réunissant des clubs de football professionnel et des fondations de six pays (Belgique, Israël, Pays-Bas, Pologne, Royaume-Uni et Ukraine). Il vise à promouvoir un mode de vie sain auprès des enfants âgés de 7 à 13 ans (et auprès de leurs parents) et à les informer sur les avantages d’une alimentation saine et de l’activité physique. Les travaux récents de l’OMS (évoqués ci-dessus), signalant que l’obésité infantile reste un problème de santé publique majeur en Europe, constituent l’un des principaux ressorts de ce projet. L’obésité infantile a plusieurs sources et est associée à toute une série d’enjeux sociaux et de problèmes de santé graves, comme un risque accru de décès prématuré et de handicap à l’âge adulte.

Quatre facteurs principaux contribuent à l’obésité infantile :

  • de mauvaises habitudes alimentaires
  • la baisse de l'activité physique chez les enfants
  • des modes de vie de plus en plus sédentaires
  • l’absence d’installations sportives adéquates ou de lieux sûrs où jouer

En conséquence, il est essentiel de promouvoir des choix alimentaires sains et une activité physique dès le plus jeune âge afin de prévenir l’obésité infantile. Le projet Scoring for Health, prévu sur une durée de deux ans et demi, vise à résoudre ces problèmes. Des programmes de vingt semaines menés dans le cadre scolaire regroupent différents types d’activités auxquelles les enfants prendront part. Ces dernières sont axées sur les habitudes alimentaires et l’exercice physique, le but étant de fournir des informations utiles et de promouvoir un mode de vie sain. Chaque semaine, les enfants suivent notamment des cours interactifs spécialisés et des séances et workshops didactiques sur l’alimentation, la cuisine et l'activité physique. Des séances de football sont aussi organisées.

Les événements de lancement des programmes ont lieu dans les stades ou les académies des clubs participants. En présence des joueurs des équipes premières, les enfants profitent d’une journée de sport et de jeux et participent à plusieurs workshops didactiques. À cette occasion, les principaux indices et indicateurs de la santé (poids, taille, IMC, vitesse et équilibre, entre autres) sont mesurés, recueillis et calculés pour chaque participant. Ils donnent une évaluation instantanée de la condition physique de chaque enfant et servent de base scientifique pour suivre les progrès des participants.

Pour soutenir les enfants dans leurs efforts, les aider à mesurer leur progrès et leur permettre d’interagir avec leurs pairs, des ressources et des outils sont disponibles sur le site Internet et sur les pages de Scoring for Health sur les médias sociaux.

Une fois le programme terminé et avant de recevoir leur diplôme, les enfants prennent part à la cérémonie de clôture de Scoring for Health, qui se déroule également dans les stades ou dans les académies des clubs participants. Les mêmes mesures sont effectuées à nouveau pour permettre une dernière comparaison et montrer aux enfants les progrès qu’ils ont réalisés. Les joueurs des clubs participants sont sur place pour les remercier d’avoir travaillé dur, leur donner des conseils et les encourager.

Le projet vise non seulement à avoir une influence durable – allant bien au-delà de la durée des programmes – sur les enfants qui participent, mais aussi à toucher indirectement les familles de ces enfants, leurs enseignants et leur communauté.

Enfin, le projet Scoring for Health cherche à encourager d’autres organisations de football de base et de football professionnel à s’engager dans la lutte contre l’obésité infantile.

Objectifs

Objectifs généraux du projet :

  • proposer des activités éducatives informelles et accessibles à tous les participants, indépendamment de leur situation socio-démographique et de leur état de santé
  • informer les enfants des choix favorisant un mode de vie sain, en discutant de leurs habitudes et comportements alimentaires, en déconstruisant leurs croyances sociales sur l’alimentation, en remodelant leur consommation, et en analysant leurs loisirs et leurs moyens de transport
  • sensibiliser les enfants aux problèmes de santé et de nutrition découlant d’un mode de vie malsain grâce à des workshops et à des séances didactiques interactives, dans le but de réduire le risque qu’ils adoptent des comportements nuisibles à leur santé
  • contribuer à renforcer les capacités motrices et les compétences sociales et psychologiques des enfants en leur proposant des séances d’entraînement ludiques de haute qualité
  • pourvoir les entraîneurs de football (et le personnel enseignant en général) des compétences et des outils nécessaires pour sensibiliser les enfants – et, partant, la société dans son ensemble – à l’importance d’adopter un comportement sain et d’être actif tout au long de la vie, tout en approfondissant leur compréhension de ce défi sanitaire mondial
  • aider les entraîneurs et les enseignants à repérer les besoins des membres défavorisés ou marginalisés de la communauté et à aborder ces besoins

Objectif spécifique pour les enseignants du primaire et le personnel local :

  • aider les professionnels et les bénévoles travaillant au sein d’organisations sportives (y compris les enseignants du primaire) à améliorer la qualité des activités et projets de sensibilisation aux questions de nutrition destinés aux enfants et aux adolescents

Activités du projet

Résultats attendus

  • Les programmes Scoring for Health sont organisés dans 160 écoles à travers huit villes parmi les six pays participants. Les partenaires appliquent la méthode Scoring for Health dans leurs régions durant deux années scolaires (2019/20 et 2020/21).
  • Environ 3200 filles et garçons participent.
  • Les ressources suivantes sont élaborées :
    • manuel du professionnel et guide du stagiaire Scoring for Health
    • manuel Scoring for Health destiné aux enfants et aux parents
    • site Web Scoring for Health (ressources éducatives libres [REL])
    • pages Scoring for Health sur les médias sociaux
    • charte pour un mode de vie sain Scoring for Health
    • diplôme Scoring for Health

Partenaire

Inclusion par le football : « Everyone invited to the pitch ! »

Situation géographique et informations générales

Ongoing
Emplacement Moreno, Argentina
Date de début 10/08/2018
Date de fin -
Coût du projet 155,476€
Investissement de la Fondation 104,400€
Identifiant du projet SAM – 01xx
Partenaires Asociación Civil Andar

Contexte

Les personnes en situation de handicap ont moins de possibilités de jouer au football et de s’intégrer dans la société parce qu’elles sont confrontées à de nombreux obstacles sociaux ou culturels et à des attitudes discriminatoires, ce qui viole leurs droits humains. De plus, elles ont difficilement accès aux installations publiques, à la formation, à la santé, à l’emploi, ainsi qu’aux activités culturelles et sportives.

Plus d’un milliard de personnes dans le monde vivent avec un handicap ; parmi elles, au moins 2 millions vivent à Buenos Aires, où se concentrent les activités d’intervention sociale de l’association Andar.

Contenu du projet

Andar favorise l’inclusion de personnes en situation de handicap en associant l’expérience professionnelle, le sport, l’art, ainsi que les activités culturelles et liées à la santé. Sa ligue de football inclusive (Inclusive Football League) utilise le pouvoir du football pour promouvoir et favoriser la participation active de personnes en situation de handicap dans la société, tout en luttant contre la stigmatisation et les préjugés.

Avec le soutien de la Fondation, Andar construira la première installation sportive inclusive et accessible de la communauté locale pour les enfants avec et sans handicap, afin de favoriser leur intégration. Ayant pour but de tirer le meilleur de chacun et d’encourager une participation équitable, elle tient compte des aspects physiques, de communication et méthodologiques de l’accessibilité.

Objectifs

  • Le programme de l’association Andar a les buts suivants :
    • promouvoir le changement social grâce au football ;
    • créer des opportunités d’emploi ;
    • promouvoir l’autonomie, développer les compétences et les aptitudes, et valoriser les personnes et les communautés concernées ; et
    • faire connaître le potentiel des personnes en situation de handicap.

Activités du projet

Au total, 3633 personnes participent actuellement aux programmes de l’association Andar :

  • Espace thérapeutique : 59 personnes en situation de handicap
  • Activités d’inclusion sociale : 86 personnes en situation de handicap employées par mois
  • Ligue de football inclusive (Inclusive Football League) : 2488 participants par année
  • Ligue Buenos Aires : 920 participants par année
  • Ligue nationale : 1296 participants
  • École de football inclusive : 172 participants tout au long de l’année, ainsi que leurs familles
  • Festival LatAm : 100 participants provenant de dix pays de toute la région
  • Visites de formation et d’éducation : 1000 participants par année

Résultats attendus

  • Possibilités de développer le potentiel des personnes en situation de handicap
  • Création d’installations dans lesquelles la diversité est acceptée et valorisée comme inhérente à la condition humaine
  • Information, outils et nouvelles approches de formation qui promeuvent les droits humains
  • Accès au sport pour amener des changements sociaux

Partenaire

Tout le monde a droit à une chance (Give Everyone a Chance)

Situation géographique et informations générales

Ongoing
Emplacement Central and northern Hungary
Date de début 01/01/2018
Date de fin 31/12/2019
Coût du projet 76,180€
Investissement de la Fondation 60,680€
Identifiant du projet EUR_2018493
Partenaires Oltalom Sport Association, John Wesley Primary and Secondary School, Girls’ correctional institution, Home for Unaccompanied Minors, Oltalom Charity Society, Prevention Centre

Contexte

Oltalom Sport Association (association sportive Oltalom, OSA) a été fondée par un groupe de particuliers et d’organisations non gouvernementales en Hongrie, en 2005. Son objectif est d’utiliser le sport comme un outil pour améliorer l’estime de soi et promouvoir un style de vie sain auprès des personnes défavorisées. Jouer au football avec des équipes issues d’autres groupes sociaux favorise l’intégration du groupe cible dans la société. L’OSA offre des séances d’entraînement régulières et gratuites ainsi que l’équipement pour les sans-abri, les réfugiés, ainsi que les jeunes adultes et les enfants défavorisés.

Les jeunes participants sont orphelins d’un parent ou des deux et viennent de familles à problèmes qui font face à des difficultés constantes liées au chômage, à la consommation de drogue et d’alcool, au logement et aux finances. Bon nombre d’entre eux sont en outre maltraités et négligés. Par ailleurs, la précarité de l’emploi, le manque d’opportunités professionnelles et une éducation insuffisante engendrent des comportements criminels. L’OSA travaille également avec les réfugiés et les sans-abri, étant donné que de nombreux participants proviennent de familles réfugiées ou migrantes. Les attitudes à l’égard des migrants et des réfugiés ces dernières années en Hongrie rendent leur situation délicate dans le pays. De plus, certains d’entre eux sont atteints d’un trouble de stress post-traumatique et ont besoin d’un traitement d’urgence ; ils souffrent de l’absence de leur famille et d’amis, de la solitude et de l’isolement vis-à-vis de la société traditionnelle.

Contenu du projet

L’OSA a créé un programme d’entraînement régulier dans certaines écoles de Budapest pour aider les minorités roms, les migrants et les réfugiés à développer leurs aptitudes. Les sessions hebdomadaires ont lieu sur six sites (trois terrains de football à Budapest, un établissement correctionnel pour filles, l’école John Wesley et un foyer pour mineurs non accompagnés à Fót). L’OSA ne possédant pas de terrain, les entraînements sont effectués sur des terrains publics ou appartenant à des foyers résidentiels.

Comme ces dernières années, l’OSA organisera une tournée Fair Play Football sur six différents sites, trois en Hongrie et trois dans des pays voisins, et utilisera pour ce faire un terrain portable acheté avec le soutien de la Fondation UEFA pour l’enfance.

L’OSA a également conçu un programme scolaire à l’intention des participants dans une optique d’emploi. Ce programme aide les bénéficiaires à trouver des postes convenables ou à commencer, voire poursuivre une formation.

L’OSA fournit en outre un soutien social continu par le biais d’un réseau de travailleurs sociaux qui aident à résoudre les problèmes en matière de logement, d’emploi, de formation et de santé, ainsi que les questions administratives. Les travailleurs sociaux se concentrent sur les besoins individuels et créent des plans de développement personnalisés, offrant ainsi un service complet et plus adapté.

Objectifs

  • Améliorer la santé physique et mentale des participants
  • Accroître l’employabilité des participants
  • Développer les connaissances en anglais des participants
  • Encourager l’intégration des réfugiés
  • Multiplier les connexions sociales en organisant une tournée Fair Play Football et des tournois internationaux

Activités du projet

  • Sessions d’entraînement de football régulières sur six différents sites
  • Tournée Fair-play Football
  • Bourses d’études pour jeunes leaders et entraîneurs de football de rue
  • Ateliers :
    • éducation en matière de santé
    • prévention et gestion du harcèlement
    • atelier d’enquête appréciative

Club de filles : des activités de groupe pour les participantes mettant l’accent sur l’éducation sexuelle, la violence conjugale et diverses questions liées au genre et aux relations, ainsi que sur les possibilités de connexions sociales.

  • Soutien social continu
  • Collecte de données pour assurer le suivi des activités

Résultats attendus

RÉSULTATS ATTENDUS

La tournée Fair-play Football aura lieu sur trois différents sites en Hongrie et sur trois autres dans des pays voisins. En 2019, deux entraîneurs venant de pays en développement (Inde, Amérique du Sud, etc.) seront invités à participer à l’entraînement et à la formation d’entraîneurs de l’OSA et d’autres entraîneurs hongrois. Le groupe cible comprenant des enfants atteints d’obésité ou de maladies causées par une méconnaissance en matière d’alimentation saine, l’OSA planifiera des ateliers mensuels portant sur l’hygiène personnelle, les modifications physiques, les connaissances anatomiques de base et l’alimentation, entre autres.

En été 2019, l’OSA organisera un camp de cinq jours dans le nord-est de la Hongrie pour 40 enfants, cinq membres du personnel et cinq à huit bénévoles.

L’OSA participera à quatre événements internationaux en Europe : le Worclaw Trophy, le EU Fair Play Street Soccer Championship (championnat de football de rue fair-play de l’UE), le European Street Football Festival (festival européen de football de rue) et la Coupe du monde de football des sans-abri à Cardiff, au Pays de Galles (même si cette dernière n’a pas été mentionnée dans la proposition).

Par ses activités, l’OSA cherche à améliorer les compétences de vie des participants et leur capacité à résoudre les problèmes pour optimiser leurs chances d’un avenir meilleur.

Partenaire

Solidarité aveugle

Situation géographique et information générale

Contexte

Les portraits d’enfants non-voyants ou malvoyants réalisés par la photographe passionnée Catherine Cabrol à l’Institut des jeunes aveugles (IJA) de Bamako, une école destinée aux enfants non-voyants, ont été le point de départ du projet. Catherine Cabrol, également fondatrice de l’association Libre Vue (qui utilise la photographie comme un outil de solidarité), a voulu nouer avec ces jeunes filles et garçons une relation qui ait du sens et les aider en vendant ses clichés au profit d’un projet visant à leur faire découvrir le cécifoot.

Grâce à ses photos et au soutien de mécènes, Libre Vue a pu aménager un terrain – inauguré en octobre 2012 – conçu spécifiquement pour le cécifoot.

Le projet Solidarité Aveugle vise à promouvoir et à développer durablement le cécifoot au sein de l’IJA. Axé sur les besoins considérables de l’école, il entend améliorer la vie des jeunes non-voyants et malvoyants en se servant du football comme vecteur d’intégration et de développement. Dans les écoles ordinaires, il a aussi pour objectif de sensibiliser les autres enfants et de provoquer un changement des mentalités vis-à-vis du handicap et des différences. Le sport joue un rôle éducatif, véhicule des valeurs essentielles, combat l’exclusion, améliore le bien-être, et renforce l’estime de soi. A l’IJA, les enfants reçoivent un enseignement spécialisé, mais les conditions sont difficiles, les infrastructures étant

rudimentaires. Les équipements sportifs sont limités, et le terrain de football, inondé à la mousson, nécessite un entretien régulier.

 

Contenu du projet

En 2017, Libre Vue a obtenu un premier soutien de la fondation à la suite de l’appel à projet annuel. Cette contribution a permis la réalisation des objectifs suivant :

  • assurer la gestion du centre sportif et de ses activités ;
  • former les encadreurs et jeunes joueurs au cécifoot et leur dispenser un entraînement de premier ordre conforme aux standards internationaux ;
  • organiser la toute première coupe de cécifoot du Mali ; nous avions finalement organisé le 1er tournoi officiel à Bamako comme écrit dans le rapport intermédiaire
  • renforcer la sensibilisation aux déficiences visuelles chez les jeunes à Bamako ;
  • créer de nouvelles installations, notamment des douches et des vestiaires séparés pour les filles et les garçons. Ce projet de Maison-cécifoot a finalement démarré fin 2018 et se terminera en avril 2019. La partie de la subvention dédiée à ce projet a donc été utilisée en fin d’année dernière.
  • permettre la participation des jeunes de Libre Vue à la Coupe d’Afrique des Nations grâce à l’appui financier complémentaire à la campagne de crowdfunding de l’association
    • 120 jeunes âgés de 7 à 25 ans ont bénéficiés du projet dont 35 filles.
    • Quatre séances d’entraînement hebdomadaires ont été organisées.
    • Onze entraîneurs ont été formés par un coach et un joueur de l’équipe de France de cécifoot.
    • Une participation des 10 meilleurs jeunes à la CAN2017 au Cap-Vert avec une médaille d’argent qualificative pour le Championnat du monde de cécifoot 2018 en EspagneAu Championnat du monde de football pour aveugles (IBSA) qui s’est tenu à Madrid en juin 2018, l’équipe du Mali a pris la dixième place sur 16 nations participantes, une performance remarquable pour une première participation.Le 21 avril 2018, l’UEFA et l’Office des Nations Unies à Genève ont uni leurs forces pour organiser le Match pour la Solidarité. Les recettes du match et des enchères ont été intégralement reversées à des projets humanitaires et de développement sélectionnés par la Fondation UEFA pour l’enfance.Le projet Cécifoot à Bamako a été choisi pour bénéficier d’un deuxième soutien tiré de ces recettes. De nouvelles activités sont en cours de planification pour 2019 et 2020.

Objectifs

  • Démocratiser le cécifoot : entretien annuel du terrain et rénovation progressive des installations existantes ; renouvellement de l’équipement sportif (ballons sonores dont mini ballons de Youthorama (soutenu également par votre organisation dernièrement), bandeaux, maillots, protège-tibias, sacs, chaussures) ; et acquisition de matériel spécifique pour les filles (brassières de sport).
  • Favoriser la haute performances: appui d’un coach expert pour la préparation des compétitions, accompagnement par des thérapeutes ; acquisition de matériel spécial (tapis de course, vélo d’intérieur et matériel de street workout) ; formation des arbitres et des guides ; et développement des compétences des entraîneurs.
  • Aménager le bâtiment dédié au cécifoot avec un financement partiel de la Fondation (inauguration au printemps 2019) : mobilier pour les vestiaires et les bureaux des éducateurs ; et technologies d’autonomie énergétique (panneaux solaires pour chauffer l’eau des douches et alimenter le bâtiment en électricité).
  • Encourager les filles : lancement d’un projet artistique alliant la photographie et un concours de poésie pour aider les filles déficientes visuelles à se surpasser ; organisation d’un événement à Bamako à l’Institut français ; et publication d’un livret explicatif.
  • Promouvoir l’intégration économique et sociale : aide pour l’habillement et la mobilité (cannes blanches, participation financière au transport) ; travail de sensibilisation dans les écoles ; soutien académique (papier braille, ordinateurs portables braille pour les enfants plus âgés) ; et création d’une cellule d’insertion professionnelle par le biais d’entreprises de Bamako.

 

Résultats attendus

  • 120 jeunes non et malvoyants bénéficiant d’une animation cécifoot et d’un nouveau bâtiment intégrant des vestiaires et des douches
  • 20 jeunes accompagnés vers le haut-niveau avec un encadrement renforcé
  • 12 jeunes bénéficiant de l’appui d’un chef de projet dédié à leur insertion professionnelle
  • 120 jeunes bénéficiant d’une aide d’existence
  • 16 jeunes filles engagées dans un projet artistique

Partenaire

Active Lives (Vies actives)

Situation géographique et informations générales

Ongoing
Emplacement England
Date de début 01/02/2020
Date de fin -
Coût du projet 1,156,610€
Investissement de la Fondation 50,000€
Identifiant du projet EUR-2018347
Partenaires Newcastle United Foundation

Contexte

Quelles que soient leurs différences, tous les enfants ont le droit de jouer et de bénéficier des meilleures conditions pour rester en forme et en bonne santé. Malheureusement, la réalité de nombreux enfants en situation de handicap est tout autre, en particulier dans les régions défavorisées. Les situations de handicap sont plus répandues dans le nord de l’Angleterre. Au nord-est du pays, elles toucheraient 25 % des habitants, alors qu’elles ne concernent que 14 % des Londoniens (DWP Family Resources Survey 2015-2016). Afin de répondre à une demande croissante, la Newcastle United Foundation veut utiliser l’impact du football pour surmonter les obstacles et s’assurer que les enfants défavorisés et en situation de handicap ne soient pas laissés de côté, mais aient la chance de pratiquer de nombreux sports, d’apprendre, d’être en bonne santé et de s’amuser.

Contenu du projet

Le financement contribuera à créer et à construire un centre d’importance régionale de haut niveau pour le handisport, où toutes les personnes concernées, quels que soient leur handicap et leur âge, pourront pratiquer un sport et s’exercer dans le cadre d’un programme d’activités novateur et dans des installations intérieures d’excellente qualité. Ce centre aura pour objectif de promouvoir des modes de vie actifs et le plaisir de pratiquer un sport pendant les loisirs ainsi que les bénéfices qui y sont associés en termes de santé et de bien-être, mais aussi de créer des vocations en entraînant les prochains champions paralympiques. Des sessions de football pour tous types de handicap et des sessions spécifiques selon les handicaps seront proposées sous un même toit dans ce tout nouveau centre, qui sera accessible aux familles concernées du nord-est de l’Angleterre et saura les encourager à adopter et à conserver un mode de vie actif.

Objectifs

Le projet veut donner aux enfants en situation de handicap l’opportunité d’améliorer leur condition physique, leur mobilité et leur équilibre. Le football et les autres activités physiques serviront également d’outils pour aider les participants à améliorer leur confiance en eux, à se faire des amis et à atteindre leurs objectifs personnels sur le terrain et dans la vie.

 

 

Activités du projet

Le nouveau centre hébergera les activités hebdomadaires des clubs et des équipes pour enfants en situation de handicap :

  • DSActive (activités pour personnes atteintes du syndrome de Down)
  • VI Football (football pour aveugles et malvoyants)
  • Football pour sourds et malentendants
  • Football pour amputés
  • Football en marchant
  • Football en déambulateur
  • Sessions pour tous types de handicap
  • Foot-fauteuil

Des compétitions de football handisport et des rencontres sportives avec d’autres équipes et groupes venant de tout le Royaume-Uni se dérouleront régulièrement dans le centre, faisant de la ville un lieu d’accueil pour des événements phares de handisport.

En outre, ce centre deviendra un pôle communautaire dynamique les jours de match, offrira l’opportunité aux supporters en situation de handicap de vivre cette expérience et hébergera l’Association des supporters en situation de handicap (Disabled Supporters’ Association).

Une fois inscrits, tous les participants pourront accéder à une large palette de programmes proposés par la Newcastle United Foundation et traitant du développement personnel, de l’éducation, de l’insertion professionnelle, de la santé et du bien-être.

Le centre sera également accessible aux écoles et aux organisations communautaires qui soutiennent les personnes défavorisées et en situation de handicap.

Résultats attendus

  • Accueillir chaque semaine dix clubs de football handisport pendant 36 semaines par année
  • Travailler avec 40 écoles pour enfants à besoins éducatifs particuliers
  • Travailler avec 35 organisations régionales de soutien aux personnes en situation de handicap
  • Organiser 15 festivals, tournois et compétitions pour 1000 personnes en situation de handicap
  • Offrir une formation professionnelle continue complète et un programme de formation à 100 entraîneurs de footballeurs et d’athlètes handisport
  • Recruter 50 jeunes adultes en situation de handicap pour un programme de développement personnel

Partenaire

Children on the Move Uganda (enfants déplacés en Ouganda)

Situation géographique et informations générales

Ongoing
Emplacement Moyo, Uganda
Date de début 01/01/2019
Date de fin -
Coût du projet 296,592€
Investissement de la Fondation 140,000€
Identifiant du projet AFR2018161
Partenaires Swiss Academy for Development (SAD), Community Psychosocial Support Organisation (CPSO, local partner)

Contexte

Le conflit qui fait rage au Soudan du Sud a poussé près de 800 000 personnes à fuir en Ouganda, où les Sud-Soudanais constituent le plus grand groupe de réfugiés[1]. Coupés de leurs racines par la guerre, de nombreux réfugiés souffrent de graves troubles mentaux. Les victimes de traumatismes sont toutefois rarement prises en charge, la priorité en matière d’accueil étant donnée aux besoins de base immédiats. En plus des troubles mentaux, l’UNICEF a récemment fait savoir que, dans les camps de réfugiés en Ouganda, plus de 4400 enfants et 2706 femmes enceintes vivaient avec le VIH[2]. Il ne s’agit là que des cas déclarés, si bien que les chiffres réels pourraient être plus élevés encore. Il est donc vital de donner aux réfugiés des informations exactes sur la maladie.

Aux enjeux sanitaires s’ajoutent des tensions et des conflits entre les réfugiés et les communautés d’accueil, qui exacerbent les difficultés auxquelles font face les réfugiés.

[1] HCR : https://data2.unhcr.org/en/situations/southsudan

[2] UNICEF Uganda CO Humanitarian Annual Situation Report 2018 (rapport 2018 de l’UNICEF sur la situation humanitaire en Ouganda, en anglais) : https://www.unicef.org/appeals/files/UNICEF_UGANDA_CO_Humanitarian_Annual_Situation_Report___January_to_December_2018.pdf

Contenu du projet

D’après le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), 65 % des réfugiés sud-soudanais ont moins de 18 ans[1]. Dans ce contexte, la Swiss Academy for Development (SAD), en collaboration avec la Community Psychosocial Support Organisation (CPSO), entend aider les jeunes réfugiés du district de Moyo à faire face aux traumatismes et au stress en renforçant leur résilience et leur confiance en eux et en promouvant le soutien entre pairs à travers le sport et des activités psychosociales basées sur le jeu. Un programme sur 24 mois en groupes supervisés mêlant sport (y compris des sports d’équipe sans notion de compétition) et activités ludiques sera déployé pour leur permettre de surmonter leur stress et leur anxiété, pour développer la cohésion sociale et la confiance réciproque, et pour leur enseigner des compétences de base. Les cours visant à transmettre ces compétences comprendront une sensibilisation au VIH/SIDA ainsi qu’un volet environnemental, qui insistera sur la nécessité de maintenir la propreté dans les camps.

[1] HCR : https://data2.unhcr.org/en/situations/southsudan

Objectifs

  • Venir en aide aux jeunes réfugiés sud-soudanais les plus vulnérables vivant dans les camps du district de Moyo.
  • Proposer des programmes sportifs et ludiques réguliers, conçus pour aider les enfants et les jeunes à acquérir des compétences de base et à accroître leur résilience et pour favoriser la cohésion sociale entre les réfugiés et les populations locales.
  • Améliorer la résilience des jeunes réfugiés et leur donner des moyens de subsistance.
  • Réduire les effets psychosociaux négatifs des traumatismes liés à la guerre sur les enfants et les jeunes sud-soudanais déplacés.

Activités du project

Les séances sportives et ludiques reposeront sur le programme d’acquisition de compétences de base visant à surmonter les traumatismes et à gérer le stress (Life Skills for Overcoming Trauma and Coping with Stress Curriculum), lequel a été élaboré conjointement par la SAD et la CPSO et fait l’objet d’adaptations constantes. Présentée dans un format convivial et assortie d’objectifs clairs pour chaque séance, la documentation du programme contient des instructions précises pour chaque activité et des aides didactiques adaptablées aux spécificités d’un camp de réfugiés. Chaque séance sera suivie d’une activité pédagogique sur des sujets en accord avec le groupe d’âge des participants, parmi lesquels la consommation excessive d’alcool et de drogues, le mariage et la grossesse précoces, la prévention du VIH/SIDA, la sensibilisation psychosociale, l’hygiène et les relations saines.

Par ailleurs, le projet Children on the Move Uganda fournira des bases théoriques pour l’organisation de programmes sportifs créés spécialement pour les victimes de traumatismes.

Sous la supervision de spécialistes, des sports d’équipe (en particulier le football) et des jeux autour des compétences de base seront utilisés comme supports pour rassembler des enfants et des jeunes issus de milieux sociaux différents dans un cadre détendu et agréable où ils pourront partager leurs émotions – de manière verbale ou non verbale – et oublier un instant leurs peines et leurs souffrances. Dans le même temps, les activités sportives et ludiques renforceront les liens sociaux entre réfugiés et membres des communautés locales, et offriront un cadre rassurant et positif pour apprendre à gérer des émotions difficiles comme la peur et la frustration.

Le projet inclura des discussions de groupe et des ateliers destinés à sensibiliser les réfugiés aux problèmes de santé mentale pouvant résulter des événements traumatisants qu’ils ont vécus avant, pendant et après leur déplacement, et à leur permettre de les comprendre. Les participants se familiariseront avec un éventail de stratégies d’adaptation et de réaction.

Des séances de discussion aideront en outre les conseillers psychosociaux de la CPSO à détecter les troubles psychologiques plus graves ainsi que les problèmes liés à la dynamique familiale nécessitant un suivi individuel, familial ou de groupe, ou l’intervention de services de santé mentale spécialisés.

Résultats attendus

  • Au cours de la phase 1, la CPSO travaille dans huit des quinze camps du district de Moyo accueillant des réfugiés sud-soudanais. Dans la phase 2, elle prévoit d’étendre ses activités à deux autres camps et d’ouvrir deux nouveaux espaces sécurisés et cinq aires de jeux satellites. En tout, dix espaces sécurisés et dix aires de jeux satellites verront le jour dans les dix camps. Des séances hebdomadaires de sport et de jeux seront organisées pour les enfants et les jeunes, sous la supervision de 20 entraîneurs. Cinq entraîneurs supplémentaires seront recrutés. Les séances auront lieu à un horaire susceptible de convenir au plus grand nombre (fin d’après-midi) et dureront deux heures.
  • L’organisation d’activités sportives et ludiques dans un contexte psychosocial complexe ne saurait se faire sans une équipe d’encadrement efficace. La SAD et la CPSO formeront par conséquent les entraîneurs existants et les nouvelles recrues à la mise sur pied d’activités sportives et ludiques adaptées aux traumatismes subis, et à l’utilisation du sport, du jeu, du théâtre, du chant et des contes pour engager le dialogue sur la gestion des traumatismes et du stress quotidien.
  • Les séances hebdomadaires de sport et de jeux seront suivies d’activités pédagogiques ciblant les enfants, les jeunes et les femmes, et portant sur des thèmes liés au traumatisme, au syndrome de stress post-traumatique (SSPT) et aux stratégies d’adaptation. Les participants apprendront à reconnaître les signes d’un traumatisme et d’un SSPT et se familiariseront avec les stratégies d’adaptation.
  • Des séances thématiques sur la santé (VIH/SIDA), la construction de la paix et la résolution des conflits seront mises sur pied à l’intention des enfants, des jeunes, des femmes et des hommes. Elles permettront de renforcer leur bien-être général et, surtout, leur résilience et leur capacité d’adaptation.
  • Des séances de conseil individuelles, familiales et de groupe seront mises en place pour soutenir les enfants, les jeunes, les hommes et les femmes et leur offrir un cadre rassurant où exprimer leurs craintes et leurs problèmes psychosociaux. Les participants à ces séances étofferont leurs réseaux de soutien, amélioreront leurs aptitudes de communication et trouveront un lieu sûr pour aborder des problématiques délicates.
  • Dix cliniques mobiles (une par camp) seront équipées et se tiendront prêtes à apporter une assistance médicale aux réfugiés présentant des troubles mentaux graves. Les patients qui montreront des signes inquiétants lors des activités sportives et ludiques ou des séances de conseil seront aiguillés vers ces cliniques.
  • Dix groupes d’épargne et de prêts seront par ailleurs créés pour donner aux jeunes la possibilité de monter une activité lucrative.
  • Des formations techniques (création d’entreprise et agriculture) seront dispensées à au moins dix groupes de jeunes, de femmes et d’hommes dans chaque camp pour les aider à créer une activité lucrative.
  • Un capital de départ sera fourni pour aider des jeunes, des femmes et des hommes à démarrer une activité lucrative sur la base de la formation qu’ils auront reçue.

Partenair

Sport pour la paix, l’inclusion et la réconciliation (INSPIRE)

Emplacement et information général

En cours
Emplacement Districts de Batticaloa et d’Ampara, province de l’Est, au Sri Lanka
Date de début 15/09/2018
Date de fin 15/09/2020
Coût du projet 144,795€
Investissement de la Fondation 117,450€
Identifiant du projet ASI – 2018002
Partenaires Handicap International, le Women’s Development Centre (WDC) et le Centre for Accessibility, Monitoring and Information on Disability (CAMID)

Contexte

Après 26 années de conflit, la guerre civile au Sri Lanka entre les forces gouvernementales et les séparatistes tamouls s’est achevée en 2009. Toutefois, aucune véritable paix n’a été conclue, et les causes profondes du conflit sont restées non résolues. Une profonde méfiance entre les groupes et au sein de ceux-ci portant sur des différences ethniques, régionales, religieuses et linguistiques ainsi que sur l’identité politique continuent d’éroder la structure de la société sri lankaise. En raison de la pauvreté extrême, des injustices sociales et du manque de connaissances dans la communauté, les personnes en situation de handicap sont chaque jour victimes de stigmatisation, et leurs besoins et leurs droits fondamentaux ne sont pas respectés. Les enfants et les femmes en situation de handicap figurent parmi les groupes les plus vulnérables et marginalisés. Exclus de l’éducation et des opportunités économiques, ils ont peu de chances de trouver un emploi et sont piégés dans le cercle vicieux de la pauvreté.

 

Le Sri Lanka se trouve actuellement dans un processus de réconciliation post-conflit. Le sport peut être un puissant outil de promotion de la paix, de l’inclusion, de la tolérance et de la compréhension en rassemblant les gens au-delà des frontières, des cultures et des religions. Ses valeurs intrinsèques telles que l’esprit d’équipe, l’équité, la discipline, le respect des adversaires et les règles du jeu sont comprises dans le monde entier et peuvent être utilisées pour promouvoir la solidarité, la cohésion sociale, la réconciliation et la coexistence pacifique.

 

De plus, les activités sportives et de loisirs favorisent le développement global de tous les enfants – pas seulement ceux qui souffrent d’un handicap – et contribuent à améliorer la concentration, le respect des autres, la sensibilisation à l’environnement et le bien-être. Au Sri Lanka, toutefois, le sport n’est pas encore bien développé pour les enfants et les jeunes avec ou sans handicap, très peu d’événements sportifs sont organisés au niveau local et des districts, et il n’y a pas de coordination des activités handisport.

Contenu du projet

Humanité et inclusion sont les mots clés de Handicap International (HI) et de ses partenaires, le Centre for Accessibility, Monitoring and Information on Disability (CAMID) et le Women’s Development Centre (WDC).

Le CAMID, basé à Batticaloa, se concentrera sur l’amélioration des conditions de vie des personnes en situation de handicap et de leurs familles en favorisant leur participation active et leur inclusion sociale.

Le WDC mobilisera les jeunes filles et les familles afin de réaliser des activités dans leurs districts respectifs, en utilisant une approche basée sur les droits pour lutter contre les violations des droits des enfants et des femmes.

Le projet aura lieu dans les districts, très mixtes au niveau ethnique, de Batticaloa et d’Ampara, dans la province de l’Est, où les inégalités et les tensions prévalent.

Les activités et les formations se concentreront sur l’enseignement inclusif des activités sportives et de loisirs. Une attention particulière sera portée à la manière d’adapter les règles, l’environnement et le matériel pour faciliter la participation active de tous les enfants aux mêmes activités, en même temps et dans le même environnement.

De plus, la formation des entraîneurs et des clubs sportifs portera sur des activités sportives et de loisirs individuelles telles que le cricket, le football et le volleyball, et comprendra l’utilisation de matériel, de règles et d’environnements adaptés. Elle se concentrera également sur des jeux pour les enfants plus petits, comprenant des messages éducatifs. La création de liens sera encouragée grâce à des événements sportifs qui incluront des jeunes et des enfants d’ethnie, de religion, de langue, de caste et de niveau social et économique différents.

Objectifs

  • Aider les ONG locales à développer des services sportifs inclusifs ;
  • Équiper les acteurs du sport et de la communauté de matériels leur permettant de réaliser des activités sportives et de loisirs inclusives pour les enfants et les jeunes avec et sans handicap, et démontrer l’inclusion sociale aux autorités locales ;
  • Former les enseignants et les entraîneurs à gérer des initiatives de sport inclusif ;
  • Renforcer la collaboration et la confiance entre les groupes divisés grâce à des initiatives sportives et de loisirs inclusives renforçant la cohésion sociale et la réconciliation, afin que tous les Sri Lankais puissent vivre ensemble en paix.

Résultats attendus

  • 700garçons et filles, dont 200 enfants en situation de handicap, participant à ce programme
  • 2 000jeunes, dont 500 en situation de handicap, participant à ce programme
  • 40enseignants et entraîneurs formés dans le sport inclusif et la promotion de la cohésion sociale et de l’inclusion à travers le sport

Partenaires

La Vie en Bleu

Location and general information

En cours
Emplacement Switzerland
Date de début 01/01/2018
Date de fin 31/12/2020
Coût du projet Eur 124,626€
Investissement de la Fondation Eur 124,626€
Identifiant du projet EUR 2018421
Partenaires Autisme Genève

Contexte

L’autisme et ses particularités sont encore souvent peu connus du grand public, ce qui peut entraîner de la crainte, voire de l’intolérance face à la différence.

Pour les parents d’enfants vivant avec des troubles du spectre autistique, il est compliqué de leur trouver une place dans l’enseignement ordinaire. Pour les jeunes atteints de ce trouble, il est difficile de se former. Quant aux adultes, il est difficile pour eux de trouver un emploi, notamment parce que la majorité des réseaux professionnels ne connaissent pas suffisamment les caractéristiques de l’autisme, ce qui peut être déroutant.

Dans ce contexte, l’association Autisme Genève a décidé de mener une campagne de sensibilisation intitulée « La vie en bleu ». Le bleu est la couleur de l’autisme, et il colore l’existence de toutes les personnes concernées par ce trouble du développement. À travers la participation et l’organisation d’événements ainsi que la diffusion de documents de sensibilisation, Autisme Genève va à la rencontre de la population en lui proposant de découvrir ce qu’est « La vie en bleu », une vie qu’Elvira David-Coppex, membre du comité d’Autisme Genève, décrit comme étant riche et étonnante, mais aussi épuisante et frustrante en raison du regard que les gens portent sur la différence. Ainsi, à l’occasion de ses dix ans, l’association Autisme Genève a entamé un travail de sensibilisation à l’autisme afin que la population soit mieux informée et accueille avec plus d’indulgence dans la société les personnes souffrant de troubles du spectre de l’autisme.

Contenu du projet

Trois messages clés ont été définis en vue de sensibiliser la population à l’autisme :

  1. Il faut donner une place à la diversité.
  2. L’autisme n’est pas une maladie ; il s’agit d’un trouble du développement neurologique, une différence qui peut s’avérer d’une grande richesse si on sait l’aborder.
  3. Décelé tôt et pris en charge à un stade précoce, l’autisme peut évoluer de manière favorable.

Objectifs

  • Faire découvrir l’autisme pour que l’opinion publique évolue et porte sur ce trouble un autre regard.
  • Amener les parents à ne pas être effrayés par une suspicion d’autisme et les aider à maîtriser les thérapies adéquates le plus tôt possible.
  • Informer les pédiatres et les milieux de la petite enfance afin qu’ils soient en mesure d’identifier des traits autistiques pour favoriser une prise en charge rapide.

Activités du projet

Au début de l’année 2018, Autisme Genève a lancé un spot publicitaire et publié une brochure de sensibilisation, tous deux en accès libre.

En avril, le sport a été mis à l’honneur avec « La Vivicittà court en bleu pour l’autisme », une course populaire à laquelle des centaines de personnes ont participé, vêtus de bleu.

L’association Autisme Genève a également été choisie pour être l’un des bénéficiaires du Match pour la Solidarité, un événement organisé conjointement par l’UEFA et l’Office des Nations Unies à Genève.

En mai, un stand au Marathon de Genève lui a en outre permis d’aller à la rencontre de milliers de personnes.

Le 9 juin, à l’occasion du Bol d’or, trois bateaux ont navigué avec un spinnaker portant les mots « JE NAVIGUE EN BLEU POUR L’AUTISME », ce qui a permis d’accentuer la visibilité de la campagne La vie en bleu.

Le spot publicitaire a été diffusé à chaque projection du cinéma en plein air CinéTransat. De plus, une soirée spéciale a été organisée, à laquelle les spectateurs ont été invités à se joindre vêtus de bleu.

Le 14 septembre, Josef Schovanec, philosophe et écrivain vivant avec des troubles du spectre autistique, a été accueilli par une foule de 350 personnes à Genève, lors d’une conférence sur l’autisme. Le lendemain, la projection du film de Sophie Robert « Enfants autistes : bienvenue à l’école ! », suivie d’un débat sur l’école inclusive, a réuni plus de 100 personnes.

Le 13 octobre, un colloque scientifique a réuni 400 personnes autour des plus grands spécialistes de l’approche TEACCH, qui s’attache à faire graviter ses services autour des besoins spécifiques de la personne souffrant de troubles du spectre de l’autisme.

 

L’année 2018 se terminera avec la Course de l’Escalade, où Autisme Genève réunira coureurs et marcheurs pour former une grande vague bleue.

Résultats attendus

Autisme Genève envisage d’atteindre 200 000 personnes à travers sa campagne de sensibilisation.

Partenaires

Sport inclusif pour le développement au Bangladesh

Emplacement et information générale

En cours
Emplacement Bangladesh
Date de début 01/10/2018
Date de fin 30/09/2020
Coût du projet 117,450€
Investissement de la Fondation 117,450€
Identifiant du projet ASI - 2018001
Partenaires Handicap International, Mymensingh Disabled People’s Organisation (Protibondhi Community Centre) and Tangail Disabled People’s Organisation (DPO)

Contexte

En 2007, le gouvernement du Bangladesh a ratifié la Convention relative aux droits des personnes handicapées des Nations Unies, qui promeut les droits au jeu et à la formation des enfants en situation de handicap. Cependant, une majorité d’enfants en situation de handicap – plus de 90 % selon une étude de l’UNICEF – ne sont pas scolarisés. Des enfants souffrant de handicaps sont ainsi privés de leurs droits fondamentaux, notamment l’accès à la formation, ainsi qu’aux activités sportives et de loisirs. La situation est encore pire pour les filles, avec ou sans handicap, dans cette société patriarcale où l’on attend d’elles qu’elles se conforment au rôle qui leur a été fixé par la famille et par la société en général.

De plus, la faible capacité des écoles et des clubs locaux à répondre aux besoins des enfants en situation de handicap contribue au retard de ces enfants dans leur développement physique et psychosocial, à leur manque de confiance et à leur exclusion sociale. En outre, les filles sont souvent victimes de violence physique et sexuelle et sont exploitées, ce qui diminue encore leur confiance en elles.

Contenu du projet

Ce projet a pour but de favoriser l’inclusion scolaire et sociale des enfants avec ou sans handicap.

Des activités sportives et de loisirs inclusives dans le cadre scolaire et menées par des enfants constitueront une excellente occasion pour les garçons et les filles, avec ou sans handicap, d’explorer leur potentiel, d’interagir entre eux dans un environnement sûr et de faire évoluer les normes sociales.

Les parents, les travailleurs sociaux et les enseignants contribueront à créer un meilleur environnement à l’aide de clubs sportifs pour les enfants en situation de handicap, en particulier les filles, afin de favoriser leur bien-être physique et psychosocial.

Un lien solide sera établi entre les organisations d’aide aux personnes en situation de handicap (DPO) et le département national des Sports. L’implication des comités de direction des écoles et la participation des parents contribueront à garantir la durabilité des activités.

Objectifs

  • Améliorer la participation et l’éducation des garçons et des filles en situation de handicap à l’aide de sports inclusifs au Bangladesh ;
  • Améliorer l’autonomie fonctionnelle des enfants en situation de handicap et l’accès de ceux-ci à des activités sportives et de loisirs inclusives, et leur permettre de jouer un rôle dans leur propre protection ;
  • Mieux équiper les DPO, les écoles et les clubs d’enfants afin de promouvoir des activités sportives et de loisirs ainsi qu’une éducation inclusives ;
  • Réduire la stigmatisation et la discrimination à l’égard des enfants souffrant d’un handicap, et ainsi encourager une plus forte participation sociale au sein d’une communauté protectrice.

Résultats attendus

  • 800 enfants, dont 400 en situation de handicap (200 filles), participant à des activités sportives et de loisirs inclusives, et à l’éducation
  • 400travailleurs sociaux formés dans le travail social adapté aux enfants en situation de handicap
  • 30 enseignants formés pour soutenir les élèves en situation de handicap
  • 20entraîneurs sportifs formés pour adapter et faciliter le sport inclusif
  • 2DPO formées pour promouvoir l’inclusion à travers le sport

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