Situation géographique et informations générales

En cours
Emplacement Algérie, Maroc et Tunisie
Date de début 06/11/2020
Date de fin 06/11/2021
Coût du projet 199,662€
Investissement de la Fondation more than 50% financed by the Foundation for Children€
Identifiant du projet 2019519
Partenaires International Organization for Migration (IOM)

Contexte

En 2017, on estimait à 303 000 le nombre de migrants dans la région du Maghreb, des personnes qui ont décidé de migrer pour des raisons très diverses. La majorité des migrants vulnérables viennent d’Afrique subsaharienne et sont victimes de discrimination raciale de la part des populations locales, nourrie par les préjugés et les stéréotypes sur leur statut et leurs origines. Ainsi, la discrimination s’accentue et exacerbe des formes d’exclusion sociale pouvant avoir de graves conséquences pour les migrants, comme la ghettoïsation, des violences physiques et des violations des droits de l’homme. Mais l’exclusion sociale des migrants a également des effets négatifs sur les sociétés d’accueil puisqu’elle cause une dégradation de la cohésion sociale, une hausse de la violence, une instabilité sociale et politique et une sous-utilisation de la main-d’œuvre migrante.

Contenu du projet

L’accent est mis sur l’intégration par le sport. Pour de nombreux jeunes du monde entier, le football représente un idéal et un moyen de gravir l’échelle sociale. C’est un sport extrêmement populaire dans la région du Maghreb. Le projet prône l’inclusion des migrants dans les sociétés d’accueil par la pratique du football et vise à lutter contre la discrimination raciale dans les communautés vulnérables d’Algérie, du Maroc et de Tunisie. En s’adressant aux jeunes migrants et aux communautés d’accueil, le projet se sert du football pour favoriser l’intégration et réduire les possibles tensions entre les communautés. En adéquation avec la vision et les objectifs de l’UEFA, il vise à combattre la discrimination raciale en promouvant la tolérance et la diversité dans cette région.

Objectifs

Les activités sportives permettent aux individus marginalisés de se réinsérer dans la société, de retrouver un sentiment de normalité et de rétablir des relations sociales. En résumé, le sport est un excellent moyen de surmonter la fracture sociale.

En donnant aux migrants et aux membres des communautés locales la possibilité de partager une activité sportive, les deux groupes ont la possibilité de changer leur perception mutuelle. Les expériences partagées peuvent réhumaniser ceux qui sont perçus comme des ennemis en dehors du terrain. Le sport permettra alors d’abaisser les barrières de la différence et de la méfiance en montrant que tout le monde peut jouer ensemble en toute sécurité et partager l’amour du sport. Cela est d’autant plus important car le sport, et en particulier le football, est un langage universel pour tout un chacun, quelle que soit son origine géographique. Le sport devient un vrai créateur de liens sociaux, d’esprit de camaraderie et même d’amitiés. En plus, ce lien social peut être un vecteur de cohésion et de stabilité sociale entre les communautés.

Comme évoqué plus haut, beaucoup de migrants sont stigmatisés et marginalisés dans la société. Piégés dans cette situation d’isolement, le sport peut les aider à renouer des contacts sociaux. Étant accessible à la plupart des individus isolés, il peut les inciter à s’engager dans la société en leur permettant de découvrir leur société d’accueil, d’apprendre les codes socioculturels, de pratiquer la langue et de développer un réseau. Le sport peut même être un premier pas vers une intégration conventionnelle, ouvrant la voie à d’autres opportunités, y compris l’accès à un emploi stable.

Activitiés du projet

Les principales activités sont les suivantes :

  • soutenir l’inclusion des migrants dans les ligues et les tournois de football existants ;
  • rénover/construire des terrains de football dans ces régions et organiser des tournois ;
  • fournir du matériel de sport aux équipes locales ;
  • créer de nouvelles compétitions si nécessaire ;
  • former des entraîneur(e)s à l’aide des compétences et des outils adéquats, se concentrer sur la promotion de l’inclusion et de la cohésion sociale, et lutter contre la discrimination sociale et raciale.

Dans chaque projet, l’OIM veille à respecter scrupuleusement l’égalité des sexes et à garantir l’accès aux personnes ayant des besoins spécifiques.

Resultats attendus

Les activités mentionnées ci-dessus profiteront aux jeunes issus des communautés de migrants et d’accueil. Des terrains et du matériel de meilleure qualité, des entraîneur(e)s mieux formé(e)s et la possibilité de participer à des compétitions amicales permettront aux migrants en Algérie, au Maroc et en Tunisie d’être mieux insérés dans leurs communautés grâce aux vertus sociales et pacifiques du sport.

Une attention particulière sera accordée à la stratégie de développement durable du projet pour s’assurer que l’initiative est adaptée aux préférences et aux intérêts locaux et qu’elle tient compte des contraintes potentielles sur le plan de la culture et des ressources.

Pour finir, l’OIM veillera à ce que le projet ne soit pas une initiative isolée et à ce qu’il y ait une coordination entre les structures sportives établies et les parties prenantes au développement. Avant de procéder à la construction ou à la rénovation d’installations, l’OIM vérifiera qu’un organisme tiers (gouvernemental ou non gouvernemental) s’engage à assurer l’entretien et la maintenance de ces installations après l’achèvement du projet. En outre, elle s’associera non seulement à des athlètes d’élite des pays concernés, mais aussi à des leaders sportifs locaux et à des entraîneur(e)s communautaires afin de bénéficier de leur influence auprès des différentes communautés, notamment auprès des jeunes. L’implication de ces parties prenantes maximisera les chances de faire perdurer l’impact du projet.

Partenaire

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