La Fondation UEFA pour l’enfance à déjà tout d’une grande

Il y a un an, la Fondation UEFA pour l’enfance était lancée. L’occasion de faire le point avec son président, José Manuel Barroso.

Un an après son lancement, quel premier bilan peut-on tirer de l’action de la Fondation UEFA pour l’enfance ? L’action de la Fondation UEFA pour l’enfance se fait déjà sentir dans le monde entier, à l’exception, pour l’instant, de l’Amérique du Sud. Aujourd’hui, des milliers d’enfants en situation sociale précaire ou défavorisés sont soutenus dans leur quotidien par la Fondation et ses partenaires au travers, entre autres, de l’accès à l’éducation ou simplement par le jeu. Cela n’a pas de prix.

Concrètement, qu’a fait la fondation ? Nous avons d’abord assuré la continuité des projets que l’UEFA portait auparavant elle-même, comme Just Play, programme unique en matière de football visant à engager la communauté et à promouvoir un mode de vie sain, et destiné aux enfants de 6 à 12 ans en Océanie, ainsi que les activités socio-éducatives de football dans le camp de réfugiés de Za’atari, en Jordanie. Dans le même temps, nous soutenons des projets aussi divers qu’un projet paneuropéen de recherche sur l’autisme, ou le partenariat avec la Fondation John Giles qui place la santé et l’intégration sociale au cœur de son action en République d’Irlande. Je pourrais également citer « One Goal for Education » qui œuvre pour l’inclusion sociale à l’aide du football à travers des grands clubs en Angleterre, en Israël, en Écosse, aux Pays-Bas et en Belgique.

Avez-vous prévu des actions particulières en vue de l’EURO 2016 ? En premier lieu, nous lançons « 20 000 sourires pour l’EURO », une opération qui permettra à 20 000 enfants défavorisés et leurs accompagnants d’assister à 43 matches de l’EURO. Puis, avec Sport dans la Ville et streetfootballworld – des associations qui utilisent le sport comme moteur de changements sociaux –, nous organiserons un tournoi solidaire à Lyon, où 500 filles et garçons du monde entier se retrouverons. Signalons enfin le Tournoi scolaire européen, à Lens et à Lille, qui réunira des adolescents de moins de 19 ans venant majoritairement des 30 associations non qualifiées pour l’EURO.

Avez-vous des critères particuliers dans vos partenariats ? Nous avons une lecture éthique et responsable de nos actions. Nous avons fait le choix d’une transparence absolue, comme le reflète le site de la fondation. Nos partenaires savent que chaque action doit être soumise au code d’éthique des Nations unies, qui fixe un cadre très strict en matière de travail des enfants ou de respect de l’environnement par exemple.

Comment l’UEFA vous soutient-elle ? D’abord, l’UEFA, dont la fondation est indépendante, s’est engagée à lui verser une subvention annuelle jusqu’en 2025. En plus de cela, tout un ensemble d’actions ont été menées par le personnel et au travers d’événements et activités de l’UEFA. Cela se retrouve dans l’affectation de recettes et dans la volonté d’agir de manière responsable en donnant une deuxième vie aux produits des compétitions et des événements. De nombreux projets et associations ont pu bénéficier de ce soutien matériel en chasubles, ballons et tant d’autres équipements. Le programme Rêves d’enfants, qui vise à aider des enfants gravement malades à réaliser des rêves liés au football, n’est possible que par le soutien direct de l’UEFA.

Quelles seront les grandes lignes de l’action de la fondation dans un futur proche ? Afin de développer nos activités nous continuerons à chercher de nouvelles formes de financement respectueuses du code d’éthique, et ce en toute transparence. Il s’agira de continuer à mobiliser l’ensemble de la famille du football – clubs, associations, sponsors etc. Parce qu’un simple ballon peut enlever à chacun sa couleur, son origine sociale, sa religion… et parce que le football est finalement un merveilleux outil à fabriquer du vivre-ensemble.