Water4Wildlife in the Maasai Mara Reserve

Une fondation ancrée dans la conservation et la communauté

La réserve nationale du Masai Mara au Kenya, à environ 250 km de Nairobi, abrite la Fondation Water4Wildlife, fondée en 2019 par Christine Cherop de Harder, une Kenyane profondément engagée dans la protection des écosystèmes, de la faune sauvage et de l’environnement naturel.

La mission de l’organisation est claire : protéger la faune sauvage et ses habitats tout en inspirant les enfants et les jeunes – à travers le football – à devenir de futurs défenseurs de la faune sauvage.

Water4Wildlife combine deux piliers puissants :

  • Conservation des écosystèmes : protéger la faune sauvage et l’environnement, créer des points d’eau distincts pour les humains et les animaux sauvages ;
  • Football : utiliser le sport le plus populaire et le plus suivi de la région pour éduquer les enfants dès leur plus jeune âge à préserver et à protéger leur environnement et à soutenir les efforts de conservation.

Au cours des cinq dernières années, Water4Wildlife s’est fièrement associée à la Fondation UEFA pour l’enfance dans :

  • La distribution de tenues de football ;
  • La construction de terrains de football dans les écoles primaires d’Ilkimatare et Ngosuani ;
  • La constitution d’un club de filles entièrement équipé.

 

Un accès sûr à l’eau potable

Près du campus Water4Wildlife se trouve un petit village de masasai (manyattas), où les traditions ancestrales demeurent fortes. Les femmes jouent un rôle central. Elles construisent les manyattas, vont chercher de l’eau pour boire, cuisiner et se laver, préparent le feu en utilisant du bois et du silex, et veillent au bien-être de leur famille.

Stephan Parmuat, l’aîné de la communauté, explique la transformation que celle-ci a vécue :

« Avant que le soleil ne se lève chaque matin, notre voyage commençait. Les femmes marchaient de longues distances pour atteindre la seule source d’eau que nous connaissions. Le chemin était long, et quand nous étions finalement arrivés, elles trouvaient souvent des animaux sauvages – des zèbres, des buffles, et même des éléphants – qui buvaient au même endroit. L’eau était sale, pleine de germes. Nos enfants contractaient ainsi des maladies telles que la fièvre typhoïde et le choléra. Mais c’était la seule eau que nous avions.

Puis tout a changé.

Water4Wildlife a apporté de l’espoir à la communauté. Après avoir trouvé une source d’eau potable près de la montagne, la fondation a construit un système de pompage d’eau potable près du village. L’eau était claire, fraîche, sûre et facile d’accès. Cela a changé la vie de la communauté. »

Christine Cherop de Harder a ajouté :

« Le Masai Mara est vaste et sec. Les humains et la faune sauvage partagent souvent les mêmes sources d’eau, ce qui entraîne des conflits. L’objectif de Water4Wildlife est de créer autant de points d’eau distincts que possible afin que les communautés aient un accès sûr à l’eau, que la faune sauvage puisse s’abreuver sans entrer en contact dangereux avec les populations, que les enfants puissent passer plus de temps à apprendre et à jouer qu’à aller chercher de l’eau, et que les femmes – peut-être les plus grandes bénéficiaires – gagnent des heures chaque jour et évitent des rencontres dangereuses avec des animaux sauvages. »

 

     

Gardes forestiers : protecteurs de la faune sauvage

Lors de notre visite, nous avons rencontré des enfants de trois écoles locales qui ont reçu des tenues de football offertes par la Fondation UEFA pour l’enfance. Certains gardes forestiers sont également venus pour jouer au football avec les élèves et leur enseigner la conservation de la faune et le comportement à adopter en présence d’animaux sauvages afin qu’ils puissent mieux les comprendre et les protéger.

Les gardes forestiers locaux jouent un rôle essentiel dans l’éducation des enfants à la conservation. Chaque jour, ils veillent à la sécurité des animaux dans la réserve.

« Si un animal est malade, nous donnons les premiers secours », explique un garde forestier. Nous surveillons également les mouvements inhabituels ou les signes de braconniers. »

Suzanne, garde forestière et défenseuse de la conservation, ajoute :

« Il est important de transmettre nos connaissances aux jeunes générations. Cela garantit la continuité de la conservation de la faune dans notre réserve. Nous prenons soin d’un couple de rhinocéros – Kofi Annan et reine Elizabeth – qui font la fierté de notre réserve. »

 

De l’eau au football : une vision de l’éducation

Au départ, l’accent était mis sur l’eau pour la faune sauvage, mais Christine s’est vite rendu compte que la communauté souffrait elle aussi. Elle a donc étendu le projet à des points d’eau pour la population et à des activités éducatives pour les enfants.

Le football est rapidement devenu un outil puissant.

« C’est le sport le plus populaire et le plus apprécié ici », dit Christine. Les garçons et les filles jouent sur un pied d’égalité. Alors, je leur ai donné un ballon et après avoir joué, nous avons commencé à parler de conservation de la faune sauvage. »

C’est ainsi que des programmes comme Football4Wildlife, Football4Trees et Football4Environment ont vu le jour.

Ils ont commencé dans les écoles, mais le rêve a vite grandi. Christine voulait un espace sûr où les enfants, en particulier les filles, puissent se rassembler. Cela a mené à la création du club des filles : un endroit où les parents masaï savent que leurs filles sont en sécurité, soutenues et inspirées.

   

 

 

 

En pensant à l’avenir, Christine espère que le club des filles donnera à celles-ci les moyens d’occuper des postes de direction dans la réserve, où plus de femmes sont nécessaires comme vétérinaires, chauffeuses, gardes forestières et défenseuses de l’environnement.

« Les filles ont peu d’activités en dehors de l’école et du travail domestique. Ce club leur donnera de la liberté, de la confiance et un avenir. »

 

Internat de l’école Jean-Paul II

Nous avons reçu un accueil chaleureux de la part des enseignants et des 700 élèves, de la première à la huitième année. Nous avons également pris contact avec l’équipe de football de filles, qui ont remercié la Fondation UEFA pour l’enfance de les aider à défendre leurs droits grâce au football.

Le club des filles joue un rôle essentiel : il permet aux filles de rencontrer des mentors pour discuter de leurs droits, de développer leurs compétences et leur talents, de préserver leur patrimoine culturel grâce au recyclage des déchets, de protéger la nature et de jouer régulièrement au football.